On ne va jamais si loin que lorsque l'on ne sait pas où l'on va.

histoire de NOTRE INDIAN ROADMASTER

La moto faisant partie de notre quotidien depuis 1998, l’Indian Roadmaster s’est imposée d’elle-même en mars 2018 comme THE MOTO ! Elle est pour nous une composition naturelle et harmonieuse entre un rêve abouti, une passion de la moto, une beauté de la machine, une performance de la technologie et une sans cesse envie de voyager …

Mais avant d’arriver à cette consécration, nous avons eu la chance d’en posséder plusieurs toutes aussi belles et performantes les unes que les autres.

un peu d'histoire avant cela...

Yamaha DT125

1998 et les 2 années suivantes ont été dédiées à la petite cylindrée de 125 cm3. À cette époque en Suisse, il suffisait le prendre un permis de conduire provisoire valable 2 ans, de faire 8 heures de cours théoriques et de passer l’examen pratique dans les 2 ans pour avoir un permis définitif. Les premiers pas avec la moto ont été faits sur une vieille Yamaha DT achetée à Lausanne pour un modeste prix. Volée au bout de 3 mois, nous avons racheté le même modèle qui tiendra la période des 2 ans. Il fallait bien cela et la DT aura tenu le coup en subissant nos exigences et nos folies lors des entrainements faits avec un ami de l’époque. En 2001, l’examen pratique était composé autre celui du freinage d’urgence (déterminants : vitesse requise avant freinage et distance de freinage), du démarrage en côte et de la circulation à faible vitesse sur une poutre. Pour l’exercice du freinage, nous n’avons pas hésité à lancer nos motos à 80-90 km/h, à freiner dans la zone imposée au permis, mais avec un challenge de ne pas percuter les énormes pierres buttoirs que nous avions mis à la fin de la distance de freinage réglementaire… Ça aide, je peux vous le garantir. Idem pour l’entrainement de la poutre qui se traduisait pour nous à rouler plusieurs centaines de mètres à moins de 10km/h sur les bordures surélevées des trottoirs et sur la partie la plus proche de la route… Là aussi, on apprend vite. La chute pouvant laisser des traces. Enfin, pour les démarrages en côte, le dénivelé de celles qui avaient porté notre dévolu fut largement supérieur à celui requis pour l’examen. Ces collines terreuses nous ont appris à maitriser rapidement le frein et l’accélérateur sans quoi un recul de la moto ou un weeling arrière devenait difficilement maitrisable pour les jeunes novices et fous que nous étions. Exercices, fous rires et pari gagnant, car le permis fût réussi du premier coup en 1999. Avec mon colistier de l’époque nous décidons de persévérer dans cette voie en 2000 nous revendons nos 125 DT paradoxalement pas trop endommagées pour acheter de plus grosses machines et avec lesquelles nous pourrions aller à l’aventure en dehors de la région genevoise. J’ai donc racheté la CBR 600F de mon beau-frère et c’est parti avec un nouveau permis provisoire en 2000…

CRB 600F / 1990

Magnifique machine cette CRB 600F de 1990, une puissance à l’état pur. Ça change de la 125 : je vais plus loin et plus vite à partir de l’an 2000. Elle nous aura donné de très chouettes plaisirs lors de nos road escapes d’une journée. L’entrainement au permis de conduire sera mené avec moins de folies et sera passé avec succès du premier coup la même année. La CBR sera principalement utilisée pour me faire la main sur les grosses cylindrées et aller travailler à 30km de mon domicile. Difficile d’envisager de magnifiques roads en couple de plus d’une journée avec cette sportive. C’est déjà une vieille dame et elle n’est vraiment pas idéale en duo… Elle terminera sa carrière un matin de février 2002, alors que je me rendais à mon travail via l’autoroute, j’ai commencé à croiser la neige qui tenait de plus en plus sur le bitume. La bretelle de sortie n’était pas déneigée dans sa deuxième partie. La glissade était assurée. Remise sur roue et sur le bitume, nous repartons, mais le premier virage était aussi glissant et enneigé que la bretelle. Pas le choix, la CBR décidera de s’éclaffer dans la congère ou elle sera abandonnée et y passera le restant de la journée. Appelé par la police de la commune qui croira difficilement qu’une moto qui se trouve maintenant sur la route ai été le matin dans une congère de neige, je rapatrierai tant bien que mal la CBR sur Genève. Elle sera vendue au printemps 2002 et achetée pour ses pièces détachées.

Triumph Daytona 800 Super III /1993

L’été 2002 pointant le bout de son nez, difficile pour tout motard de résister. Un collègue de travail vend sa Triumph Daytona 800 Super III de 1993. Je connaissais cette moto pour la voir tous les jours, son look ne m’attira pas trop, mais j’ai craqué par simplicité et son prix… Magnifique moto sportive m’obligeant à un temps d’adaptation lié à sa garde au sol beaucoup plus haute que la CBR et ses 3 cylindres. Là aussi elle sera principalement utilisée pour aller travailler, car elle reste également peu conviviale en couple. Elle fera beaucoup plus de kilomètres que la CBR et sera très capricieuse les hivers. À partir de 2008, des soucis électriques commencent à apparaitre et seront de plus en plus fréquents. Bien qu’elle fasse un stage à l’atelier de l’école des apprentis en mécanique moto à Genève afin qu’elle retrouve une certaine jeunesse, l’électricité de bord continuera de façon aléatoire à faire des siennes. Les pièces deviennent aussi de moins en moins faciles à trouver, a être commandées et/ou à être rapidement disponibles. Lassé de me trouver très régulièrement en panne lors de me déplacements, m’obligeant souvent à la faire rapatrier, par le TCS,  je me résigne à la vendre à la fin de l’été 2010. Elle trouvera facilement une acquéreuse et partira dans en Slovénie où cette vieille dame sera assurée de retrouver la forme et de continuer à avaler du bitume.

Harley Davidson Road King

2011 sera la réalisation d’un rêve : 3 semaines de Route 66 aux USA de Chicago à Los Angeles (soleil dans le dos et en route vers l’ouest) au guidon de la marque Harley Davidson. Une Electra Glide pour débuter puis d’une Road King que je préférais pour sa conduite plus légère. Première fois que je poserai mes fesses sur ce type de moto. Après 4 années de pseudo préparation du parcours et du Road Book, 4/5 des intéressés se désistent : finances faibles, soucis avec la famille, pas de congés accordés. Ouai, ouai… Restons cependant crédules. Je partirai donc seul avec mon meilleur ami de 20 ans avec lequel je n’ai jamais parcouru 1km en moto. Un tort ! Après un détour à Milwaukee pour l’usine, la Mother Road s’offre à nous. À nous, un grand mot. Mon ami et moi arriverons à nous engueuler grave pour des broutilles : L’idée d’un séjour où tout ce qui pourrait se passer devra rester aux USA et entre nous (hic !), une harmonie de conduite malgré diverses propositions (radio moto, point/ville de retrouvailles…)., une attitude égoïste de mon ami font que j’abandonne la partie au bout de 3 jours.  Tout part en cacahouète à Saint-Louis où nous décidons de poursuivre la route chacun de notre côté. Nous nous retrouverons à LA. Une décision violente, un arrache cœur violent mais plus que nécessaire.  J’apprécierais pleinement les jours suivants :   les paysages sont splendides, les endroits sont sublimes, les oldies des années 60 sont à tous les carrefours, l’amour que portent les américains lui portent et la protection touristique qui lui donnent tout au long de cette fameuse route 66 se vit et se ressent. Un souhait : que l’occasion nous soit donnée de la parcourir à nouveau en couple et pourquoi pos en compagnie d’amis motards s’ils le souhaitent.

BMW 1200 RT / 2005

En 2012, après presque 18 mois sans moto, mais toujours comblé par la traversée des États-Unis sur la fameuse route 66 en septembre 2011, mon regard à la descente d’un bus sera de suite porté sur un deux roue parqué. Elle brille de mille feux entre toutes les autres. Mon instinct motard refait surface. Bien que modèle change radicalement des sportives possédées, eh oui on vieilli un peu et on pense au confort, je l’inspecte, la regarde, l’admire. Mais bon financièrement cela ne sera pas pour de suite surtout que nous n’envisageons pas de voyage moto. Changeons de sujet, pensons à autre chose et allons voir mon beau frère et ses amis qui l’entourent. Environs 15mn après notre arrivée et notre intégration au groupe, l’un de ses potes montre des signes de vouloir partir et montre un trousseau de clefs. Un coup d’œil sur ce dernier : BMW Motorrad. Ma question est posée : « Est-ce à toi la 1200RT ? » ce à quoi il me répond « Oui, mais je vais à regret m’en séparer. Elle est à vendre ».  Il ne nous en faudra pas plus. Cette nouvelle dame de 23’000 km deviendra la bête mécanique qui sera entre nos jambes à partir de cet instant. Nous découvrons la catégorie touring et nous en profitons pleinement aidés du GPS installé. Nous ne sommes plus en sportive et nous n’hésitons plus un instant à la charger pour 2-3 semaines de route. Les régions de France (Pays de la Loire, Poitou-Charentes et Bourgogne) et d’Italie (Piémont, Ligurie, Toscane, Sardaigne, Rome et ses environs) seront nos terrains de jeux préférés. Mais la fiabilité du modèle 2005 n’est pas au rendez-vous. Après un ABS capricieux qui rendait la moto avec des freins de vélo et avoir dû remplacer l’embrayage à 40’000 km (hic), à notre plus grande surprise et sans signes avant-coureurs (eh oui) et comme aurait pu la dessiner Tex Avery, elle s’écroula devant une concession BMW. Pont arrière fusillé désaxant ainsi la roue, le disque, les plaquettes de freins et autres. À 65’000 km (oui c’est peu) et après 4 ans de bons et loyaux services, nous la revendrons au garage non pas sans verser de chaudes larmes et la remercier de nous avoir emmener à bon port à chaque instant. Une leçon nous restera : attention à toute la technologie avancée à bord d’une moto qui peut insensibiliser de graves avaries de sécurité.

la concrétisation d'un RÊVE

Projet HD Road King – Rouge/Noire

Et pour finir… 

Sur les critères de nos expériences précédentes avec nos différentes motos d’occasion un choix sortait de lot avec ses critères : véhicule neuf, fiable, type touring américain, confortable à 2, permettant de belles échappées, maniable, puissante, belle et sexy, un beau bruit moteur et disposant des dernières technologies qui n’entraveront pas nos ressentis de la moto et ses conditions de roulage. Déjà 2 mois sans moto en 2017, c’est long et au détour d’un site internet nous sommes happés par une Harley Davidson (HD) Road King rouge avec du noir mat en lieu et place des chromes. Tiens donc cela nous rappelle des souvenirs. Nous nous rendons à la concession HD, mais nous resterons en réserve, car en plus de la moto dénaturée et il faudra la compléter avec les accessoires de touring : Sissy Bar, top case arrière, bulle avant et rampe de phares additionnels. Tout cela fait exploser le prix de moto. Nous réfléchissons encore et nous gardons l’idée tête en l’imaginant même en la conceptualisant sur Photoshop. Un samedi en fin de matinée et presque à leur fermeture, nous nous rendons chez American Bike spécialiste HD mais aussi concessionnaire des marques Indian et Victory (à l’époque). Nous partageons notre projet d’achat d’une HD. Hou la-là. Tout vole en éclat en moins d’une heure : La couleur rouge, la couleur noire mate remplaçant les chromes, le fait que nous n’ayons pas de garage/box pour abriter/hiverner la moto et autres que la décence ne nous permet pas de dire ici. Dévasté, je fonds en larme. Mais cela était sans compter sur l’écoute, le professionnalisme, l’amour de la moto américaine, l’empathie qui règnent au sein de cette fabuleuse et exceptionnelle concession. Ils sauront tout en douceur nous proposer THE MOTO qui cassera tous nos codes qui avaient régi le choix de la Road King. Nous voilà donc en mars 2018 propriétaires de cette magnifique Indian Roadmaster. Nous remercions encore notre concession d’avoir pris le temps et d’avoir su, malgré la douleur, nous retourner comme des crêpes et grâce à cela nous faire connaitre et apprécier sans commune mesure la marque Indian. Vous avez toute notre estime, nous sommes fiers de vous avoir comme concessionnaire et vous nous faites apprécier la marque Indian à chaque moment que nous enfourchons notre moto ou qui est passé à vos côtés . Ne changez rien ! Restez comme vous êtes !

À la remise de la Roadmaster chez American Bike

Et découvrez la Roadmaster
ou les autres modèles de la marque Indian​

À la remise de la Roadmaster chez American Bike

Notre Indian Roadmaster étant là, nous allons lui apporter quelques compléments sécuritaires et utiles. Une caméra embarquée se mettant en route dès la mise sous tension de la moto sera la première installée. Elle nous permet de non seulement enregistrer des vidéos de notre parcours, mais aussi de nous protéger en cas de litige ou d’accident. Hé oui il y a du vécu ! On ne sort pas de 2 ans d’histoire pénalement lourde à vivre (dû à une lourde mauvaise foi de la plaignante), mais où je serai finalement acquitté en dernière instance pour ne pas prendre garde à ses arrières. Bref, elle filme en permanence la route avant et arrière, indique la vitesse et la position GPS de la moto. Et on l’oublie facilement… Alors quand on te pose la question « As-tu les vidéos des splendides paysages, marmottes, renards, cerfs ou chevreuils que nous avons croisés sur la route pour le montage de la vidéo du road trip ? Cela serait superbe !»  et bien tu es vénère, car tu viens de passer 15 jours en road et tu as oublié de sortir ta carte mémoire qui n’enregistre que 72h de route… Grrr… Un reflex à prendre, une habitude à avoir. Après la caméra, des calles pieds d’autoroute pour un confort de route et des pare-chocs chromés protégeant les pare-boues lui seront rajoutés. Mais sa plus belle parure nous sera offerte par notre amie Isabelle. Son très touchant cadeau parera notre Roadmaster d’un très joli bijou protecteur et porte-bonheur à la fois des motos et des bikers : une Guardian Bell (lien sur sa signification). À peine offerte cette charmante clochette trouvera sa place et sera immédiatement installée sous notre moto.

tests et avis externes qui ont confirmé notre choix